Gunièvre du Parcgiron

 

Gunièvre est une rêveuse

Elle est née d’une longue lignée aristocratique en déclin avancé qu’elle n’a jamais assumée. Ses diverses tentatives pour changer de nom n’ont jamais abouti et elle s’est fait une raison. Ainée d’une famille de 7 enfants, elle a tenu un rôle quasi maternel dès son adolescence, dans le château de famille (en déclin également…) breton. 

Gunièvre est une rêveuse, aussi fleur bleue que sang bleu, et elle a depuis toute petite trouvé dans les livres une terre d’exploration qu’elle n’a jamais (à part quelques voyages en Grèce, Italie et Espagne) tenté en réel. Son appartement est une bibliothèque désordonnée.

Généreuse et investie, elle adhère à la section PSPT (Paper Toys) de son quartier, et s’investit dans diverses ONG et mouvements humanitaires. Son métier d‘enseignante est un sacerdoce avant d’être un gagne-pain, puisqu’elle consacre une bonne partie de son temps libre à donner des cours de soutien gratuits à ses élèves défavorisés.

 

Née en 1964 et ayant passé son enfance dans le château familial d’Etables

Gunièvre s’est beaucoup ennuyé dans son adolescence, entre naissances des petits frères et sœurs : les livres – tous les livres, ceux officiels et ceux en cachette – ont été son échappatoire.

Son père Germain, ancien dandy coureur de jupons, n’a jamais vraiment travaillé, se contentant de vendre çà et là un pré ou une ferme pour subvenir aux besoins du ménage. Sa mère Antoinette, héritière d’une haute lignée teutonne dont elle tient sa blondeur et ses yeux bleus, a passé des années entre grossesses, allaitements, chagrins de sa pauvre condition et de son mari coureur, jusqu’à tomber dans une dépression quasi-permanente.

Chez les du Parcgiron, c’était lundi-raviolis tous les jours. C’est donc une sorte de fuite, de libération, que Gunièvre a prise dès ses 14 ans en partant pour sa seconde en pension à Rennes, à l’Institution de la Bonne Mère de Papier.

Excellente élève, dotée d’une culture littéraire rare et d’une grande sensibilité, elle intègre Khâgnes à 17 ans puis Normale Sup à 19 ans. Parallèlement, elle passe son Bafa et passe tous ses étés, essentiellement pour éviter le retour au château familial, à encadrer colonies de vacances et camps d’ados.  

C’est dans ce cadre qu’elle rencontrera, en 1992 dans un camp d’ados dans le Lot, un jeune préado flamboyant, Isy Cureuil, qu’elle prend en amitié. Cette amitié perdurera et restera entière jusqu’à ce jour.

Lauréate de l’agrégation de lettres modernes en 1987, elle est nommée à 24 ans professeur à Aubervillepapier où elle connaît un bizutage qui en aurait destabilisé plus d’un. Mais sa gentillesse, son implication, l’amour de son métier, l’imposent rapidement auprès de ses élèves difficiles.

Parmi ceux-ci, un adolescent en échec et fugueur, mais intelligent, drôle et sensible : Augustin Tempestifs, franco-irlandais, qu’elle soutient de 1994 à 1998, à qui elle sert de « seconde mère » et qu’elle amène par miracle au Bac.

Elle refuse sa mutation à Henri IV en 1997, puis à Jeanson en 2003, préférant rester dans son établissement d’origine. Gunièvre a beaucoup d’amis, avec qui elle correspond, par mail, Facebook (elle est moderne, Gunièvre) mais aussi par lettres parce qu’elle aime ce media ancien et sensible.

 

Centres d'intérêt/hobbies

La lecture : à 18 ans, Gunièvre avait lu, en cachette et à la lampe électrique des dortoirs, toute La Recherche, tout Dostoïevski et tout Céline, dont elle aimait l'écriture habitée mais pas la pensée. Aujourd'hui, elle dévore tout ce qui sort, et relit chaque année Balzac et Flaubert intégralement. Mais elle aime aussi, parfois et discrètement, lire un San Antonio sous le manteau, voire Barbara Cartland ou Poivre d'Arvor…

Ecriture : Gunièvre est connue pour sa thèse et ses travaux de recherches sur Chateaubriand, qui est depuis ses années d'enfance tant son auteur fétiche que son plat favori.

Cinéma : Gunièvre va au cinéma 2 ou 3 fois par semaine, préférant revoir un classique dans le quartier latin que les sorties du moment. Son cinéaste préféré est Stanley Kubrick, elle a vu et revu Barry Lyndon plus de 10 fois.

Musique : Gunièvre a eu ses années punks à Normale, voulant ainsi se donner une identité provoc gommant son image lisse de petite provinciale peu à l'aise dans ce monde parisien. Elle en a gardé une passion pour la Smith, qu'elle a transmise à Isy et à Augustin. Aujourd'hui elle écoute à la fois de l'opéra, du rap, du hip hop, Oeuf Music, et du slam, pour comprendre ses élèves, et ses vieilles amours de Joy Division ou du Velvet.

Collection : Gunièvre garde tous ses livres. Tous, même les mauvais. Son appartement en est envahi.

Internet : Gunièvre s'y est mis très tôt, pour l'aider dans son travail, communiquer avec ses amis ou l'aider dans ses recherches bibliographiques.

Voyages : mis à part quelques voyages scolaires culturels avec ses élèves ou avec des amis, Gunièvre voyage essentiellement «via» Isy. Elle communique beaucoup avec lui et est sa première lectrice. On dit qu'elle est pour beaucoup dans la culture dont il fait parfois preuve dans ses articles et ses récits de voyages…

 

Amours

Longtemps amoureuse de Lucien Leuwen, Gunièvre n'a connu que peu d'amours réels. Courtisée un temps par un confrère de Normale, Charles-Henri de Lisses, elle le trouve bien ennuyeux, fade à côté de Lucien ou des Russes, et rompt rapidement. Elle n'est pas mariée, bien que fréquentant encore quelques amis célibataires avec qui elle sort au cinéma ou au restaurant. On dit que son véritable amour, impossible mais passionnel, est depuis 20 ans, Isy le flamboyant… dont l'adresse fixe (où il passe 3 jours par an) est justement chez Gunièvre.