L'aventure du papier

L'origami est donc plus qu'une technique ancestrale, pan de la civilisation japonaise à part entière, il sait aussi parfaitement s'adapter à son époque.
L'aventure du papier, sa conquête du monde, sa métamorphose et ses évolutions techniques, autorisèrent cette adaptation. En effet, si à ses débuts l'origami était un art coûteux, la diffusion et la « vulgarisation » du papier démocratisèrent la pratique du pliage, ouvrant ainsi la porte à un renouvellement foisonnant et ininterrompu jusqu'au début du XXe siècle où des artistes créèrent alors en origami des pièces originales considérées non plus comme des exemples d'art appliqué mais comme des œuvres d'art à part entière.

Akira Yoshizawa, notamment, créateur prolifique, inspira un renouveau profond de ce mode d'expression.

L'origami attire alors des amateurs du monde entier, il se complexifie et s'enrichit de papiers différents.

Le pliage humide permet à la réalisation de mieux conserver sa forme, les constructions modulaires, les Kusudama, dans lesquelles plusieurs origamis sont assemblés font florès. Cette complexité s'intensifie encore à partir des années quatre-vingt, grâce à l'étude mathématique des pliages qui remet en cause les techniques traditionnelles anciennes de construction linéaire.